Association nationale des professionels de la sécurite des pistes
 



Pour vivre heureux, soignons nos yeux

Elise Duplessis
Sante des yeux
Elise Duplessis-Kergomard, orthoptiste dans les Pyrénées ariègoises, en collaboration avec une ophtalmologue hospitalière nous sensibilise sur l'action du soleil sur l'oeil et les risques irréversibles.




La lumière comporte différentes longueurs d'ondes plus ou moins nocives pour les yeux. On retiendra que les plus dangereuses sont les ultraviolets  A et B
L'oil quant à lui est constitué de différents milieux qui se présentent  de l'extérieur vers l'intérieur :
La cornée transparente puis l'iris (qui donne sa couleur aux yeux) et la pupille derrière le cristallin (responsable de la mise au point des images) et enfin la rétine membrane responsable de la vision à proprement parlé.
Lors de l'exposition au soleil, ces différents tissus réagissent et souffrent, engendrant parfois des méfaits irréversibles.
Il faut savoir que la lumière ne se réfléchit pas de la même façon en fonction des milieux qu'elle rencontre. A la campagne, elle se réfléchit à 2 %, à la mer 10%, à la montagne 20 % et en ce qui nous concerne 80% sur la neige en augmentant de 5% tous les 1000 mètres.
Nous exposerons brièvement les différentes atteintes oculaires.
En premier lieu, la cornée.
Elle est assez connue puisqu'il s'agit de l'ophtalmie des neiges.
Elle se caractérise par les yeux rouges, une impression de sable dans les yeux, une impossibilité d'ouvrir les paupières et des larmoiements.
De même, les porteurs de lentilles de contact peuvent être incommodés par le vent et le froid qui ont tendance à fortement dessécher la cornée.  Dans ce cas il faut simplement mettre des larmes artificielles.
Pour ce qui est du cristallin, on sait qu'à plus au moins long terme, les rayonnements lumineux opacifient le cristallin qui ne peut plus agir, c'est la cataracte.
Ainsi les images sont floues et les couleurs atténuées.
Enfin, parlons de ce qui arrive à la rétine.
Là les risques sont beaucoup plus lourds de conséquences, en effet, ses atteintes entraînent une perte très importante, voire même totale de la vision.




Les cellules visuelles étant détruites par les particules de lumières entrant dans l'oil.
Cette maladie est appelée dégénérescence maculaire liée à l'âge. Elle peut survenir dès 50 ans et l'on note une augmentation de sa fréquence à tranche égale par rapport aux années précédentes.
Elle s'attaque à la macula,  responsable de l'acuité visuelle de la vision des couleurs et de la lecture.
Ainsi donc, l'ensemble du personnel travaillant de et sur la neige est concerné par ceci.
La seule méthode de prévention de l'ensemble de ces risques est le port de lunettes filtrantes teintées et englobant l'oil pour éviter le vent et le froid.
Tout le monde ne réagit pas de la même façon face au soleil, les enfants de part leur manque de pigments réfléchissants, sont beaucoup plus sensibles.
Chez un bébé, la pénétration des rayons du soleil est totale et elle reste très importante jusqu'à l'âge de 13 ans.
De même les personnes aux yeux clairs rencontrent les mêmes problèmes pour des raisons similaires.
Des verres seulement teintés, entraînent une dilatation de la pupille. S'ils ne sont pas traités contre les U.V. leur entrée est d'autant plus grande.  Mieux vaut ne rien mettre plutôt que de mauvais verres.
Il existe des verres correcteurs ou non capables de diminuer jusqu'à 93% des rayons nocifs de même que des lentilles de contact. Il est donc important amis pisteurs et personnels des remontées mécaniques de prévenir ces risques, pour vous mais aussi pour l'ensemble des vacanciers que vous rencontrerez.
Nous pensons que peu de personnes sont réellement averties et vous serez aujourd'hui à même de leur faire comprendre l'importance de bonnes lunettes.
Nous conclurons par ce vieil adage : "Sortez protégés"






 
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