ALCOOL : QUELQUES PRECISIONS
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VA-T-ON BIENTOT PENALISER LA GUEULE DE BOIS ?
La "gueule de bois" ou "hangover" des Anglo-Saxons est le sentiment pénible de mal être ressenti dans les 24 heures suivant une alcoolisation. Le lendemain d'une ivresse, l'alcootest est redevenu normal et l'alcoolémie sanguine est indécelable. Toutefois, il est maintenant scientifiquement prouvé que les capacités du système nerveux central durant cette période ne sont pas identiques à celle d'un individu en dehors de toute prise d'alcool. les capacités d'attention et de réaction sont diminuées, l'état de fatigue est important. De fait, les médecins et experts des tribunaux commencent sérieusement à s'intéresser au sujet, notamment pour ce qui concerne la détermination de la faute en cas d'accident avec préjudice.
Pour l'instant, on ne dispose pas de technique de mesure consensuellement reconnues pour dépister la "gueule de bois". La mesure de l'excrétion urinaire de certains dérivés de l'éthanol (qui se prolonge au-delà de la période d'ivresse), permettra probablement d'identifier l'existence d'un état en rapport avec les suites d'une alcoolisation. Plusieurs études pilotes avec différents dosages urinaires ont déjà apporté des résultats encourageants et il y a fort à parier que les accidents survenus durant la période de "gueule de bois" soient, dans un proche avenir, sanctionnés.
Catherine Desmoulins
Médecin et journaliste pour "le Quotidien du Médecin
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ALCOOL ET TRAVAIL
L'intempérance
"L'intempérance peut constituer une faute grave
lorsqu'elle a une répercussion sur la qualité de travail ou lorsqu'elle
fait courir des risques au salarié lui-même ou à d'autres
personnes."
"L'éthylisme peut constituer, en fonction des
circonstances, une faute grave et même une cause de licenciement".
Prise en charge assurance et sécurité sociale
En cas d'accident du travail avec alcoolémie positive,
les assurances et la sécurité sociale ne sont pas tenues ou obligées de
nous prendre en charge et cela est aussi valable au niveau de la vie
privée.
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ATTENTION A PARTIR DE 0,50g NOUS SOMMES EN ETAT D'IVRESSE
2 verres pour les hommes et 1 verre pour les femmes (de n'importe quel
alcool). Ces valeurs sont valables pour des boissons consommées en dose
bar c'est à dire :
- bière = 250 ml
- vin = 12 cl et enfin tous les alcools forts sont = 3 cl et il faut
savoir que le repas n'a pas d'incidence sur le taux d'alcoolémie.
1) A partir de 0,50 g/l de sang ou de 0,25mg/l d'air
expiré, nous avons une contravention : - Amende forfaitaire allant de 900
à 2 500 francs et - 3 points sur le permis
2) A partir de
0,80 g/l de sang ou de 0,40mg/l d'air expiré il s'agit d'un délit
sanctionné selon le cas et la gravité par :
- Emprisonnement d'une durée de 2 à 6 ans
- Amende jusqu'à 60 000 francs
- Jour amende de 2 000 F par jour pendant 360 jours
- Travail d'intérêt général de 40 h à 240 h
- Suspension de permis jusqu'à 5 ans
- Annulation de permis en cas de récidive jusqu'à 10 ans
- Retrait de points : de 6 points
Dès 0,5 g l'alcool produit ses effets, mais on ne s'en rend pas toujours compte.
Dès 0,5 g/l de sang :
- Diminution des capacités d'analyse et de décision
- Rétrécissement du champ visuel
- Vision latérale diminuée de 25%
- Augmentation de la sensibilité à l'éblouissement
- Perte de mobilité de l'oeil
- Altération de l'appréciation des distances, largeurs et de l'évaluation des risques.
L'alcool a un effet euphorisant et provoque une surestimation des capacités :
diminution des automatismes, mauvaise coordination des gestes, baisse de
la vigilance causée par :
1) l'effet anesthésique de l'alcool sur le cerveau
2) une surestimation de soi
IMPORTANT : plus vous buvez, plus les effets de l'alcool sont accentués et ceux-ci peuvent
se révéler dangereux.
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